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Anahid Déesse de la fertilité
La fertilité est une affaire violente et sanglante, loin de la douce féminité qui lui est souvent attribuée. Cette tension est à l'origine d'Anahid, la première pièce de ma série qui réimagine les déesses arméniennes de l'époque préchrétienne.
Dans Anahid, la déesse de la fertilité tient un soleil en fusion, ses cheveux nourrissant les terres sacrées d'Ararat. Une grenade éclatante symbolise la création et la violence inhérente à la vie, mêlant mythe et mémoire.
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Le barbier d'Alexandrie
Un enfant observe un barbier des années 1960 à Alexandrie, en Égypte—sans jamais y avoir été. Cette peinture explore le trauma intergénérationnel, la nostalgie et l’identité arménienne. Inspirée d’une photo de mon grand-père, j’y insère mon image enfant. Fille d’immigrants et petite-fille de survivants du génocide, je navigue entre mon Québec natal et une patrie perdue. Entre mémoire et invention, cette œuvre préserve des histoires oubliées, transformant le deuil en résilience et invitant à réfléchir sur l’héritage, la perte et l’appartenance.
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Alexandrie, Égypte, (il était une fois)
Des couleurs vives se fondent dans une scène magique, où des teintes oniriques et des visages adoucis éveillent la nostalgie et le mystère. Cette peinture, inspirée par une photo de mon grand-père avec ses enfants — y compris ma mère — saisit l'interaction entre mémoire et imagination. Élargi par le réalisme magique, elle transmet l'essence émotionnelle d'un moment où la clarté est insaisissable mais où la signification règne.
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կռիւ (Grieve)
En arménien, le mot « lutte » est « կռիւ », qui se prononce exactement comme le mot « Grieve » en anglais. Au plus profond du chagrin causé par la perte de mon père en novembre dernier, j'ai souvent eu l'impression de lutter contre les souvenirs traumatisants des dernières heures de sa vie.
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Balthus
Une réponse à l'œuvre Thérèse de Balthus. Je me place dans la même position que Thérèse dans l'œuvre de Balthus, mais avec quelques différences essentielles.
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Sans Titre (Témoignage)
Cette peinture m'a été inspirée par la lecture du livre Remnants d'Elyse Semerdjian. Mon intention pour cette peinture était de créer un nouveau type de peinture classique. Comme les peintures de scènes bibliques que l'on trouve dans les églises, mais d'un point de vue féministe.
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Ancré dans le temps
Deux frères sont assis dans un salon formel. Ils tiennent tous deux un masque jetable à la main. La moitié de la toile est recouverte d'un tapis arménien richement orné. Le tapis est un élément important des maisons arméniennes de la diaspora, il représente un petit morceau de la « patrie » sur laquelle nous pouvons vivre, où que nous soyons dans le monde. Alors que l'environnement et le tapis pourraient situer cette scène dans une maison diasporique à différentes époques, le masque dans les mains du frère de gauche indique un moment très précis de l'histoire : au plus fort de la pandémie de COVID. Le tapis - et la culture qui sous-tend les frères - resteront inébranlables face à tout ce que la vie leur réserve.